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Quoi ?

"En quoi l’altérité nous rend-elle poreux, curieux, en quoi nous ramène-t-elle si fort à nous-mêmes, nos piliers fondateurs comme nos vacillements et nos doutes ? " C’est autour de cette question, et prenant comme point de départ des témoignages recueillis à Cuba et en France que ce projet s’est construit peu à peu. La compagnie souhaite y explorer la relation de l’individu au monde qui l’entoure, sa capacité à répondre, à créer dans son quotidien des fenêtres pour respirer.

Sur le plateau, trois interprètes engagent un aller-retour entre le temps de la représentation et celui du témoignage, pour se laisser gagner peu à peu par la fiction. Ça parle d’attirance et d’appréhension, de méconnaissance et d’illusions, mais aussi de désir, d’appropriation, du besoin de l’autre, de ce qui se joue dans les corps, ce qui se perçoit dans un geste, une démarche, un regard, ce qui circule par-delà les langues.

Cette histoire qui s'invente, c’est celle d’une rencontre, de rencontres croisées, l’espoir immense mis dans « l’ailleurs », et l’occasion aussi de tester la limite de certains idéaux. Ici les mots et les corps dialoguent ensemble pour inventer un temps où chaque tentative d’exister serait bonne à prendre.

Création 2013-2014

Donc en résumé, je continue à rêver...

Elle et Lui se connaissent depuis longtemps. Ils se sont construits ensemble, ils se sont ressemblé, ils ont pris des chemins différents. Celui qui Danse vient de plus loin, il est parachuté sans explication dans le quotidien des deux autres. Il représente l’ailleurs dans cet univers familier, il est celui « qui n’a jamais vu la neige », obsédé par les images de ce qu’il ne connaît pas. 

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Stabat mater furiosa

 

 

 

Texte de Jean-Pierre Siméon
Mise en scène Thibault Lebert 
avec Anne Charneau

Création 2005 - Compagnie des Songes

Une femme en colère se dresse, seule, face à l’histoire sanglante de l’humanité.
Elle met en mots ce que chacun ressent face aux horreurs de la guerre. Sa prière troublante et envoûtante puise sa force dans une langue incisive. Un rapport direct et immédiat au public devient inévitable.


« (…)
on n’entend pas les pas de la foule le samedi dans les villes
sur les places publiques dans les marchés
on n’entend pas le pas d’un homme qui va à son travail
et quand un homme court vers ce qu’il aime c’est
son souffle qu’on entend
mais quand la foule des guerriers se met en chemin
c’est son pas d’abord qu’on entend
son pas qui martèle
oui les coups de marteau sur la terre
le pas qui frappe et qui dit je suis là je suis partout
et comme les bêtes qui sentent de très loin venir l’incendie
chacun sent monter en lui l’écho sourd de ce pas
pas d’histoire tout le monde sait cela
tout le monde
même l’enfant nouveau né en a la mémoire
(…) »


Stabat mater furiosa

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