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Quoi ?

"En quoi l’altérité nous rend-elle poreux, curieux, en quoi nous ramène-t-elle si fort à nous-mêmes, nos piliers fondateurs comme nos vacillements et nos doutes ? " C’est autour de cette question, et prenant comme point de départ des témoignages recueillis à Cuba et en France que ce projet s’est construit peu à peu. La compagnie souhaite y explorer la relation de l’individu au monde qui l’entoure, sa capacité à répondre, à créer dans son quotidien des fenêtres pour respirer.

Sur le plateau, trois interprètes engagent un aller-retour entre le temps de la représentation et celui du témoignage, pour se laisser gagner peu à peu par la fiction. Ça parle d’attirance et d’appréhension, de méconnaissance et d’illusions, mais aussi de désir, d’appropriation, du besoin de l’autre, de ce qui se joue dans les corps, ce qui se perçoit dans un geste, une démarche, un regard, ce qui circule par-delà les langues.

Cette histoire qui s'invente, c’est celle d’une rencontre, de rencontres croisées, l’espoir immense mis dans « l’ailleurs », et l’occasion aussi de tester la limite de certains idéaux. Ici les mots et les corps dialoguent ensemble pour inventer un temps où chaque tentative d’exister serait bonne à prendre.

Création 2013-2014

Donc en résumé, je continue à rêver...

Elle et Lui se connaissent depuis longtemps. Ils se sont construits ensemble, ils se sont ressemblé, ils ont pris des chemins différents. Celui qui Danse vient de plus loin, il est parachuté sans explication dans le quotidien des deux autres. Il représente l’ailleurs dans cet univers familier, il est celui « qui n’a jamais vu la neige », obsédé par les images de ce qu’il ne connaît pas. 

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Pour la compagnie, engager un travail incluant une approche chorégraphique est une nouveauté. Cela nous a paru nécessaire précisément pour ce projet. La culture du corps est très forte à Cuba, la danse est partout présente, elle est un moyen d’expression privilégié, bien plus ancré dans le quotidien qu’ici en France. Pour nous, aborder le travail et surtout le troisième personnage par là, par le corps, c’est aussi chercher des résonnances : quel écho entre un corps qui danse, qui bouge, qui trouve son énergie dans le mouvement, et un contexte qui restreint les déplacements ; le fait même de ne pas pouvoir porter le mouvement au-delà des frontières, ou difficilement. Se questionner sur les liens entre cette grande liberté, cette aisance, ce besoin peut-être de se mouvoir, et cette difficulté à sortir et rentrer dans son propre pays.


La danse, c’est aussi une façon de mettre le focus sur ce qui entre en jeu dans une rencontre, au-delà des mots, au-delà de la strate « sociale ». Une attention plus précise portée sur les sensations, sur les micro-rapprochements, sur les contacts, sur l’espace « entre »… Et une façon, tout en parlant beaucoup des particularités culturelles, sociales, historiques, de recentrer régulièrement le regard sur l’humain dans un sens plus brut ; le corps, la peau, la chair, la qualité d’une présence…

 

 

Lui

-Tu sais quand on était petits c’est toi qui m’emmenais partout qui me prenais la main. Tu m’emmenais avec toi, tu me disais de rester silencieux, tu gloussais, tu m’emmenais tu me tenais tout près de toi. Tu me laissais regarder. Ton histoire de poisson il faudrait que tu t’écoutes parler tu es idiote, tu es devenue idiote. Et triste. Des yeux ça regarde et un corps ça frétille. Les poissons sont dans ta tête. Je ne vais pas arrêter de respirer pour que tu puisses te détendre. 

Extrait


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